Exostim propose, depuis 2014, une solution d’accompagnement pour la prise en charge cognitive. Destinée aux seniors des EPHAD, elle permet de faire une évaluation de leurs capacités et propose ensuite à leur référent santé, un programme d’entrainement adapté.

 

Une solution numérique adaptée aux seniors

 

Matérialisée par une application, Lionel Lamothe, ergothérapeute, a pensé cette solution pour les professionnels de santé. Après évaluation, c’est l’Intelligence Artificielle qui détermine un programme adapté : un entrainement quotidien d’1 heure ou même de 5 minutes. On trouve ainsi différentes thématiques à ces programmes : visio spatial, attention, concentration, mémoire… Ils sont choisis par le professionnel de santé référent.

Pour développer son projet, il s’est entouré du Laboratoire de Neurosciences Cognitives, rattaché à Aix-Marseille Université et au CNRS, entre-autres. Courant 2018, Exostim réalise son POC (proof of concept) auprès de maisons de retraite, cliniques et hôpitaux.

Le 1er confinement a validé l’intérêt de la solution numérique. « Comme les professionnels ne pouvaient se déplacer, on a assisté à une dégradation de l’état des seniors dans certains établissements. » explique Lionel Lamothe, son fondateur. Exostim sera d’ailleurs référencée comme solution dans la crise Covid. Des circonstances exceptionnelles et une reconnaissance qui a notamment permis à l’entreprise de doubler son chiffre d’affaires.

Et le numérique n’est en rien une barrière pour les seniors. Le nombre de tablettes a augmenté dans les établissements. « Il y a certes une difficulté d’usage mais pas un manque d’intérêt. Les personnes âgées aiment le numérique. » Actuellement le secteur est toujours sous tension avec des clusters et des établissements qui ferment.

Exostim compte 150 établissements clients en France, 650 référents professionnels et 5 000 bénéficiaires en BtoB.

 

Un autotest cognitif pour le grand public

 

En 2019, Exostim franchit un nouveau stade de son développement. L’assurance retraite la référence comme solution pour les particuliers. Une nouvelle étape qui va donc lui permettre d’ouvrir sa solution au grand public.

Toujours accompagnés par le Laboratoire de neurosciences cognitives et le CNRS, elle lance en octobre dernier, la touche finale de son produit pour les particuliers : la normalisation.

« Nous avons proposé une évaluation à des gens qui n’ont pas de pathologies. Cela va nous permettre de positionner les utilisateurs par rapport à cette banque d’informations et de créer des jalons pour comparer sur une échelle de 1 à 100. »

A l’aide d’une application éphémère, « je teste ma mémoire », le CNRS reçoit les résultats. Ensuite,une fois cette banque d’informations finalisée, l’application sera déployée courant avril. Actuellement, plus de 3 000 participants ont effectué ce test. Un véritable engouement, lorsqu’on sait que pour ce type de test, 1 300 personnes suffisent.

Le nouveau modèle proposera un autotest cognitif pour faire une évaluation annuelle. Elle offrira ensuite un programme d’entrainement adéquat. Ceci en prévention ou dans le cadre d’un parcours de soin. Tout cela avec un abonnement de 96€ par an. L’utilisateur pourra même inviter son référent professionnel gratuitement pour le suivi des résultats. Elle commence d’ailleurs à proposer ses solutions pour le service à domicile, en partenariat avec AG2R et la CARSATT.

Les programmes sont issus du Laboratoire de neurosciences pour l’expertise métier. Ce dernier développe également avec le CNRS la brique technologique. Finalement, Exostim valorise le tout.

L’année passée l’équipe s’est agrandie et recrute encore pour le commercial et le développement informatique. Ses locaux ont également grandi.  L’entreprise est passée de 40m² à la pépinière d’entreprises de Meyreuil, à 120m² à l’hôtel d’entreprises du Canet de Meyreuil.

Toujours dans l’idée d’optimiser sa solution, Exostim commence à travailler sur son IA pour repérer des signaux faibles. L’objectif ? Proposer du repérage en amont pour la maladie d’Alzheimer. L’entreprise vise l’internationalisation aux alentours de 2025.