Pour Nanoz, le Consumer Electronic Show c’est l’occasion de se mesurer aux meilleures technologies mondiales, de prouver la solidité de sa société et de préparer la commercialisation de ses micro-capteurs. La startup qui n’en est pas à son premier CES nous livre son expérience pour transformer l’essai.

 

Nanoz, une micro-technologie pour des marchés géants

 

Après 6 ans de R&D et 2 ans d’industrialisation, Nanoz est sur le point de lancer la commercialisation de son capteur miniature. Ce dernier est capable de détecter n’importe quel type de gaz prédéfini quel que soit l’environnement. Dans le domaine écologique, par exemple, il permettra de cartographier la qualité de l’air. Sa précision lui permet de mesurer d’une rue à l’autre la pollution à l’intérieur d’une ville.

 

Le capteur capable de cette prouesse ne mesure pas plus de 2.8 millimètres de côté ! Dans les technologies actuelles, c’est le seul qui puisse être intégré partout à bas coût et offrir des solutions à de multiples secteurs. Nanoz a mis au point cette technologie en partenariat avec l’IM2NP, un laboratoire du CNRS/Aix-Marseille Université. Cette micro-puce peut offrir des avantages dans de multiples domaines.

 

Dans l’industrie, elle permettra d’assurer la sécurité des personnes, de détecter de l’ozone avant le déclenchement d’un incendie. Dans l’industrie automobile, elle permettra de mesurer la qualité de l’air dans l’habitacle du véhicule. Sa taille lui permet également de s’intégrer sur n’importe quel objet électronique du quotidien. Et même dans le secteur de la santé, ce mini capteur pourra détecter le diabète en mesurant l’acétone rejeté par la peau.

 

Actuellement, Nanoz développe ses capteurs pour repérer 5 types de gaz : l’ozone, le dioxyde d’azote, le monoxyde de carbone, le formaldéhyde et l’éthanol. D’autres gaz pourront être inclus par la suite par des industriels.

 

Le CES ou l’occasion pour Nanoz de prouver sa fiabilité

 

En habitué des salons, Nanoz n’en est pas à son premier CES. Une première expérience leur a permis de démarrer des discussions avec des clients potentiels. Thibaud Sellam fondateur de Nanoz, insiste sur cette dimension BtoB. « L’avantage de ce salon, c’est qu’on y va pour rencontrer des personnes décisionnaires. Des grands groupes qui vont pouvoir commander le produit en volume. »  Dans ce but, il applique une méthode efficace pour faire face au volume de visiteurs.  « Il faut commencer très vite à poser des questions. Pour savoir qui est l’interlocuteur, quel est son marché. Résister à la tentation de d’abord vouloir vendre le produit. Cela permet d’adapter le discours à ses besoins et de rapidement cibler les contacts intéressants ».

 

Le fait de revenir au CES cette année a servi à montrer aux acteurs du marché que Nanoz était toujours bien présente. Un gage de sérieux pour renforcer la confiance des entreprises. Lesquelles cherchent à repérer les meilleures technologies. « Sur ce salon on gagne des mois de travail avec ces contacts. Sur environ 200 cartes de visites, 5 à 10% sont qualifiées pour des partenariats ».

 

Des géants de la téléphonie, aux grosses sociétés de l’électronique ménager, les sollicitations n’ont pas manqué. « On nous ouvre même des possibilités d’agrandir nos marchés. En nous faisant remarquer que la technologie de notre capteur pourrait servir à détecter la nourriture périmée dans un frigo par exemple. C’est aussi pour nous une manière de faire de la veille finalement ».

 

Forte de cette reconnaissance internationale, Nanoz travaille actuellement sur sa 2nde levée de fonds de 3 millions d’euros. La commercialisation des premiers capteurs est prévue pour septembre 2020.