Dématérialiser l’échographie afin de la rendre accessible à toutes les spécialités médicales : c’est l’objectif de Claude Cohen-Bacrie, fondateur de la start-up E-Scopics. Installée à Aix-en-Provence, E-Scopics révolutionne le marché des échographes.

 

Démocratiser l’échographie

 

«Nous voulons démocratiser les outils que propose aujourd’hui l’échographie, à tous les professionnels de la santé » indique le fondateur, Claude Cohen-Bacrie. La société souhaite faire de l’échographie un outil indissociable de l’examen clinique, réalisé par des professionnels de santé eux même, sans avoir à envoyer leur patient chez les radiologues. Exit l’équipement traditionnel lourd et coûteux nécessitant une expertise radiologique pour l’interprétation des images puisque l’echographie E-Scopics se résume à une sonde ultrasonore couplée à une App qui tourne sur une tablette ou sur un téléphone portable. La premiere App nommée Hepatoscope, pilote la sonde qui tient dans une main et traite les données qu’elle recueille pour réaliser des images du tissu, mais surtout pour en mesurer des paramètres physiques qui sont reconnus comme biomarqueurs des maladies chronique du foie . « Nous voulons réaliser, dans le monde de l’échographie, la même révolution digitale que celle opérée par le smartphone dans le monde de la photographie ou l’usage de la puissance des derniers processeurs embarqués permet d’obtenir des photos de très bonne qualité sans appareil photo professionnel» explique Claude Cohen-Bacrie.  « Il s’agit, pour nous, de la manière ultime de démocratiser l’échographie et on pense aussi que cette révolution logicielle représente l’évolution ultime de la technologie» ajoute le fondateur.

La première application développée par la start-up est dédiée au diagnostic de la maladie du foie gras, autrement connue sous le nom de la maladie de NASH. La stéatose (ou foie gras) touche aujourd’hui près d’un quart de la population mondiale et peut entrainer le développement de fibrose hépatique dans 20% des cas. Cette pathologie est responsable de nombreuses complications telles que le cancer. Cette première application s’adresse aux hépatologues, gastro-entérologues et diabétologues.

D’autres applications vont suivre, en effet « La maladie de NASH n’est que le premier exemple de ce que cette nouvelle échoscopie pourra permettre » ajoute le fondateur Claude Cohen-Bacrie.

 

En route vers la commercialisation

 

La start-up profitée de sa participation au congrès international du foie (International Liver Congress) à Londres pour lancer la commercialisation de sa première application : l’Hepatoscope. Après l’obtention de l’approbation de la FDA en début d’année, la société peut prétendre adresser le plus gros marché du monde en proposant un outil de dépistage de ce que l’on appelle aussi la maladie du soda, responsable d’un nombre croissant de diabétiques et d’obèses sur le continent.

Ce congrès a rassemblé plus de 430 professeurs spécialistes en hépatologie, une belle occasion pour E-Scopics de faire rayonner les performances de son produit !