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Photo Daniel Kapikian

SOLNIL : Une technologie pour démocratiser la nano-impression de composants

La solution de Solnil est née de recherches avec l’IM2NP (Institut Matériaux Microélectronique Nanosciences de Provence) à Marseille, unité de recherches pluridisciplinaires du CNRS et des Universités d’Aix-Marseille et de Toulon. Elle a été étudiée et validée au sein de l’incubateur Impulse en 2019 et a débouché sur la création de la société en juillet 2020. La technologie de Solnil permet d’imprimer des nanostructures d’oxydes métalliques sur de grandes surfaces à faible coût. Pour y parvenir, elle utilise une résine sol-gel issue d’une chimie avancée, sous forme liquide, puis moulée et solidifiée pour intégrer les composants électroniques et optiques. La méthode exige moins d’opérations que les procédés traditionnels de l’industrie microélectronique. Les oxydes métalliques présentent par ailleurs des propriétés thermique, mécanique et optique supérieures aux polymères classiques

Des applications spécifiques pour une solution prometteuse

Grâce aux 30 000 euros accordés par l’AMPA, Solnil a réalisé une étude de marché pour détecter les applications les plus appropriées pour sa technologie. Ce travail lui a permis de repérer des clients potentiels, en Europe, aux Etats-Unis, en Chine… La start-up cible prioritairement les optiques pour les lasers, la mesure 3D pour smartphones, l’imagerie médicale, le séquençage ADN et la réalité augmentée. En biotechnologie et optique, pour réaliser des nanostructures en dessous de 100 nanomètres de résolution, sa solution est plus rapide et mobilise des équipements de 15 à 30 fois moins coûteux en investissement que les procédés microélectroniques.

Une aventure lancée sur un chemin lisible

Solnil repose sur trois associés. En novembre 2021, elle a recruté une jeune ingénieure et trois autres devraient la rejoindre avant fin 2022. Une levée de fonds est prévue d’ici à l’été. La start-up se donne deux ans pour montrer sa capacité à industrialiser sur un substrat de diamètre 200 mm sa solution déjà éprouvée sur 50 mm qui lui permet d’assurer des productions de petit volume dans les lasers. Elle pourra ainsi attester, sur format équivalent, de la forte réduction de coût par rapport aux procédés utilisés pour la fabrication de semiconducteurs en microélectronique. L’étape suivante concernera la construction d’une ligne de production 200 mm.

Une différenciation pour le marché 

Appuyée par Bpifrance pour sa preuve de concept, Solnil a noué de multiples partenariats de recherches (INRIA Sophia Antipolis, CEA Leti à Grenoble, Ecole des Mines de Saint-Etienne à Gardanne…). Elle se pose en fournisseur privilégié pour des clients en quête d’un partenaire fiable pour la fabrication de petits et moyens volumes de composants. Avec l’ambition de s’ancrer durablement en Provence !

21 septembre 2022