Un développement éclair pour cette jeune startup créée en 2018. Dès mars 2020, après 16 mois de R&D, E-scopics réussissait à obtenir une première sonde électrographique reliée au logiciel et à produire une première image in vivo. Un résultat exceptionnel.

« Sur ce secteur en R&D, il faut compter en moyenne plus de 2 ans et demi pour avoir une image » précise Claude Cohen Bacrie le fondateur d’E-scopics. « Cela a nécessité une grande agilité dans le développement logiciel pour développer ce mode ultra-sonore. »

De brillants résultats rendus possible par la constitution de l’équipe d’E-scopics. « Nous avons la chance d’avoir une équipe de talent, avec des experts reconnus dans le monde de l’échographie. » Une expertise scientifique renforcée par leur partenariat avec l’hôpital de Bordeaux et les Hospices Civils de Lyon.

 

Un échographe portatif pour une prévention efficace

 

A la place des gros échographes classiques, E-scopics développe un échographe dématérialisé : une sonde échographique connectée à un logiciel qui tourne sur une tablette. Ce logiciel pilote la sonde et traite les données qu’elle recueille pour réaliser des images du tissu, mais surtout pour en mesurer des paramètres physiques indispensable pour l’identification de plusieurs maladies.

Cette technologie s’adresse aux cliniciens traitant de maladies chroniques. Dans ce cadre, ils ont besoin de surveiller un organe spécifique et de réaliser leurs examens eux-mêmes. E-scopics propose cet échographe « sur mesure » pour leur application clinique.

Une des premières applications de cette échographe portatif est développée pour la maladie du foie gras ou NASH. La stéatose (ou foie gras) touche ¼ de la population mondiale et peut entrainer le développement de la NASH dans 20% des cas. Cette pathologie est responsable de nombreuses complications telles que le cancer. L’échographe d’E-scopics permettrait la surveillance de cette maladie. La sonde échographique mesure la dureté du foie pour évaluer la fibrose et déceler les éléments prédictifs de complication. « E-scopics s’inscrit dans l’arsenal de détection de cette maladie. ».  Cette 1ère application de l’échographe portatif s’adresse aux hépathologues, gastro-entérologues, et diabétologues.

Et E-scopics ne s’arrête pas là, puisque son échographe a vocation à trouver un certain nombre d’applications. La 2nde sera d’ailleurs pour la réalisation d’échographie pulmonaire. « La formule sera toujours une image qualitative avec des biomarqueurs que nous proposerons pour une maladie particulière et un praticien particulier. » Avec un appareil petit, facile à utiliser et peu cher, l’avantage d’E-scopics est de mettre à disposition une analyse quantitative du tissu pour permettre une expertise du clinicien. « Aucune interprétation n’est nécessaire pour le diagnostic. »

Le premier produit pour le foie sera commercialisé fin 2021. Il est actuellement en phase finale de développement et doit passer la certification en Europe et aux Etats-Unis.

 

Un développement axé sur la collaboration scientifique

 

Grâce à son expertise scientifique, E-scopics a reçu le soutien de financements publics pour son développement. En plus du dispositif Aix-Marseille-Provence Amorçage, elle a reçu l’aide au développement Deep Tech de BPI pour développer sa première application. Elle a également été lauréate d’un appel à projet « Les grands défis de l’IA ». En tout E-scopics aura réussi à lever 3,5 millions d’euros de financements publics.

Un intérêt qui ne se dément pas puisque plus récemment, l’équipe recevait le prix Galien Med startup pour son travail sur le pulmonaire avec l’université de Caroline du Nord. « Ce soutien va nous aider à conclure une 1ère levée de fonds avec des fonds d’investissements pour accélérer notre développement et multiplier les applications de démocratisation de l’échographie. Nous souhaitons être sur le marché rapidement avec des contrats de distribution clés »

Dans un second temps, la startup entend disséminer sa technologie pour aller sur d’autres marchés. « Cette technologie s’appliquera à plusieurs activités médicales. Nous souhaitons d’ailleurs favoriser la collaboration académique pour démontrer la pertinence de nouveaux biomarqueurs sur notre échographe portatif. »