Le télescope d’Unistellar fait ses preuves dans le désert

Lors du CES de Las Vegas, Unistellar n’a pas hésité à aller jusque dans le désert pour faire une démonstration de son prototype à un public d’astronomes amateurs et à différents médias.

Composée d’une équipe de trois personnes, la startup a mis au point un nouveau type de télescope qui permet d’observer ce que l’on ne perçoit habituellement pas dans les télescopes amateurs. En rajoutant de l’électronique et une caméra dans le télescope, elle amplifie l’image et sa luminosité, permettant à l’utilisateur de découvrir des détails indétectables à l’œil nu. Grâce à sa reconnaissance de champ, l’utilisation du télescope est également simplifiée, permettant de savoir où regarder dans le ciel et affichant des informations sur ce qu’on est en train d’observer.

Sélectionné pour le CES2017, Unistellar a pu comparer les performances de son produit d’un diamètre de 114 mm à celle d’un télescope plus imposant de 400 mm. Résultat, pour un même objet observé, là où le grand télescope ne décèle rien, le prototype d’Unistellar obtient une image nette. « Avec un télescope amateur, on arrive à voir les 4 planètes typiques mais pas les nébuleuses et les galaxies. Avec notre oculaire on peut voir des centaines d’objets et en percevoir les couleurs. », nous éclaire Arnaud Malvache, cofondateur d’Unistellar.

Grâce à son système, la startup envisage même de faire de la science collaborative. En enregistrant la position et la direction des images observées, certaines pourront être utilisées par des scientifiques.

Une collaboration a été mise en place avec d’anciens chercheurs du CNES, pour réaliser des campagnes d’observation lorsqu’un astéroïde passera devant une étoile. Grâce aux images capturées par leurs télescopes durant l’occultation, les utilisateurs pourront partager leurs observations avec les laboratoires de recherche qui pourront ainsi reconstituer la forme de l’astéroïde en 3D.

 

Une campagne de crowdfunding pour passer du prototype au produit

 

Sur le stand de l’Eureka Park, de nombreuses personnes ont été intéressées par le télescope : de  potentiels acheteurs, d’éventuels partenaires, des industriels, de gros distributeurs mondiaux, quelques investisseurs.

Suite au CES, la startup a récolté environ 500 contacts et va entrer en phase de communication pour impliquer ses consommateurs. Objectif ? Lancer une campagne de crowdfunding au printemps avec des préventes et pouvoir livrer leur produit un an après. Le télescope devrait coûter entre 1 000 et 1 500 euros. Ceux pour qui l’astronomie était compliquée vont être bluffés.